Bukavu : Impayée depuis 4 mois, une bonne bloque son patron

La scène se déroule à Nguba sur avenue PE Lumumba au quartier Nyalukemba, dans la ville de Bukavu. Brigitte Mwamini, une bonne habitant avenue Tanganyika, a investi son ex employeur à sa rencontre dans la matinée de ce vendredi 02 mars. Elle exige la paie de l’argent pour lequel elle a presté chez lui pendant quatre mois.

Alors que le patron conduisait ses enfants à l’école, il a garé son véhicule non loin de l’école belge, actuellement lycée Arche de l’unité. D’un coup, la bonne qui venait de l’école « pour solliciter une dérogation en faveur son enfant », a-t-elle dit,  intercepte le véhicule de son ex-patron et se cache derrière. De retour, le patron tente de démarrer  et aperçoit la femme appuyée sur le véhicule.

« Je t’attend pour que tu me paies mon argent. Pas plus que cela », s’est-elle adressée d’un ton fâché à son ex-patron.

Stupéfait, le patron lui a demandé de se retirer et s’entretenir à l’écart à ce sujet. Proposition que  la femme a balayée d’un revers de main.

« Pas question. Je travaillé pour toi pendant 4 mois et puis tu m’as chassée sans me payer. Chaque fois que je te rencontre, tu me demandes de patienter. N’avais-je pas ménagé aucuns efforts pour mériter votre confiance ? Voilà ce que tu m’as payé ! Aujourd’hui, je dois avoir mon argent. Point barre », a-t-elle rétorqué.

Au milieu d’une multitude des passants curieux d’en savoir assez, la victime a tenu à ravir la clé de contact du véhicule. Débordé, le patron est resté bouche bée.

Comme « qui ne dit mot consent » dit-on, le boss a avoué avoir fait travailler cette femme qu’il a chassée quatre mois après sans dévoiler les raisons.

« C’est vrai qu’elle a travaillé chez moi plus de quatre mois. Je ne mentirai qu’elle a volé.  Mais… », s’est ainsi exprimé l’employeur.

C’est après des interventions de plusieurs passants que la victime a cédé la clé de contact, promettant à son ex maitre de saisir la justice dans le cas où son argent ne lui serait pas donné dans un délai de 3 jours.

« Tu ne manques pas d’argent et tu ne penses même pas que mes enfants sont  chassés régulièrement de l’école. Si dans trois jours tu me paye pas, j’irais à la police », a-t-elle averti.

Patrick Kambale

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