Le Grand Mopao, du prénom Antoine est le musicien Congolais le-plus-mal-bien-aimé ! Après feu Lwambo Makiadi qui fut pratiquement le premier musicien arrêté puis emprisonné, par l’ancien procureur général de la république Léon Kengo Wa Dondo en 1979, au nom de la morale et de la loi, à cause de sa carrière musicale trop osée ; Koffi Olomidé est tout aussi victime de sa mode de vie. En 1983 il était dans Monopole, en 1985 dans l’homme de la rue, en 1986 dans Ngobila et Le chemin de la vie, en 1987 dans Petit frère de Jésus et Droits de l’homme, en 1988 dans Orphelinat, en 1989 dans Tcha Tcho du Sorcier…une decenie de moralisation et chansons éducatives rimant avec du sensuel.

En sortant son premier album Ba La Joie en 1978, l’ancien étudiant zaïrois en Europe qui avait bien son intelligence et sa plume en Suisse,en Belgique,en France … L’homme que Papa Wemba appelait affectueusement « Oh l’homme idée » pour ses textes aux paroles très inspirées, a accompagné la politi

que et les politiciens depuis le Zaïre jusques à la RDC dans des anecdotes et les s

ecrets des chansons. Éducateur dans ses débuts, romantique pour toujours, Koffi est un pornographe à la Brassens et à la Gainsbourg que personne ne saura rivaliser.

Il est revenue dans la decenie 90 avec Les prisonniers dorment, Koweït Rive gauche, Papa bonheur en 1992,Noblesse Oblige en 1993, Dossier du jour en 1995, Wake Up en 1996,Ultimatum en 1997. C’est ici que sa note politique est dans des chansons en pamphlets. Il dénonce l’autorité de la politique jusques aux enfants des autorités Zaïroises , en soufflant le chaud et le froid. En 1997 avec Loi, il tape sur les rebelles de l’Afdl en caricaturant l’âge des enfants soldats.

En se faisant encore interpeller à Kinshasa ce mercredi 25 septembre 2019 à cause des insanités dans ses chansons, le Grand Mopao est tout simplement cet autre dieu que l’on veut crucifier sur l’au

tel des ingratitudes.

Avec plus de 400 chansons dans des albums variés, l’homme qui chante et encense les politiciens de notre pays devrait être payé à sa valeur monumentale. Certes, Koffi Olomidé c’est l’image de l’homme incrédule, difficile à dompter malgré son joli sourire de mannequin, mais cela ne suffit pas pour en faire l’holocauste de la justice sur mesure.

Ses critiques et polémiques contre les autres musiciens vont y ajouter du piment mais il restera ce musicien qui fait chanter les cœurs des femmes et des hommes sensibles aux belles paroles des chansons variées. Avec sa force de frappe en 2000, Affaire d’État en 2003, Héros National en 2004,Sixième Chantier et Diabolos en 2008,Changement de mentalité en 2015,le 13ème apôtre adapte, toujours et souvent, les titres de ses albums aux circonstances politiques et sociales de la RDC. En pleine guerre du M23 et à la veille des élections de 2011-2016 ; il parle de la diaspora et du pouvoir. Il flirte de avec le PPRD en chantant « Kiti oyo eza ya Kabila », avant de saluer Lamuka contre les dernières élections. Le Grand Mopao reste cet artiste hors paire propulsé et prophétisé par Papa Wemba : « Ohh l’homme idée » devenu OLOMIDÉ.

C’est le chanteur complet de la Rdc, musicien, interprète, compositeur, guitariste,arrangeur, animateur, danseur…que les écarts de langage et conflits ne peuvent empêcher d’être pardonné. Ses chansons Mal-aimé en 1990, Symposium en 2015,Mopao en Or en 2004, Mea Culpa, dans Force de Frappe en 2000 …peuvent être interprété au second degré. L’homme idée est un papa aux appâts !

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