Le procès de Vital Kamerhe, directeur de cabinet du chef de l’Etat et Samih Jammal, directeur général de SAMIBO Congo, a connu un tournant décisif mercredi 3 juin, à l’occasion de la troisième audience tenue par le Tribunal de grande instance de la Gombe, à la prison centrale de Makala, rapporte Le Phare.

Appelé à éclairer la religion de tous au sujet du contrat et de l’avenant portant sur ces 1.500 maisons préfabriquées et supposés avoir été signés entre la République Démocratique du Congo, par le biais du ministère du Développement Rural, le directeur général a.i. de la Direction générale de contrôle des marchés publics  a été formel : rien n’a été signé conformément à la loi régissant l’octroi des marchés publics.

Par conséquent, poursuit le journal, ni le contrat d’avril 2018 portant sur une commande de 900 maisons pour une facture de 26 millions de dollars américains, ni le fameux « Avenant » d’avril  2019 pour 1.500 maisons préfabriquées pour un coût de 57 millions de dollars américains, n’ont reçu le quitus de la DGCMP, conclut le quotidien.

Justin Bitakwira, ancien ministre du développement rural, s’est présenté à la barre dans le cadre de la troisième audience du procès sur le volet « maisons préfabriquées » du programme des 100 jours de Félix Tshisekedi.

Abondamment cité par différentes parties, Bitakwira a été formel: « Je n’avais jamais été impliqué dans les travaux des commissions du programme des 100 jours. Je n’avais jamais mandaté mon secrétaire général », a-t-il indiqué.

A son tour, George Koshi, secrétaire général au développement rural, qui a été le 2e témoin a contredit sur toute la ligne Vital Kamerhe, fait remarquer Cas-info.ca.

Ce dernier a expliqué qu’il n’avait jamais pris part aux réunions sur les 100 jours en dehors de celles ayant trait aux routes de desserte agricole et des projets d’eau potable, poursuit le portail.

Vital Kamerhe pour sa part ne comprend pas pourquoi il est poursuivi car “toutes les pièces se trouvent à la comptabilité de la présidence de la République”

« Je voudrais comprendre le seul franc que Monsieur Muhima avait remis à Kamerhe ou que le comptable a fait transiter entre mes mains », demande le directeur de cabinet du chef de l’Etat à la 3ème audience du procès dit de 100 jours.

 

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